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Mercredi 18 octobre 2006
Bonjour à tous,

Petit retard de parution, mais mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas ?

Les quinze derniers jours ont été riches en rencontres et évenements. La semaine dernière, l'Université a organisé une pré-rentrée pour les étudiants étrangers. Nous sommes plusieurs dizaines, venus du monde entier. C'est très sympathique. J'ai rencontré des gens de Pologne (très gros contingent polonais !) et plus généralement de l'Europe entière, mais aussi de Mongolie, ou encore d'Azerbaïdjan ! Tout ceci est très dépaysant, et j'en suis ravi.

L'Université nous a réservé un accueil plus que chaleureux. L'une des priorités de la fac de Cologne est de s'ouvrir à l'international, aussi sommes-nous choyés par les différentes administrations. Le contraste avec Paris 1 est... saississant.
Quelques exemples des activités de la dernière semaine :
- Visite de la ville, l'intention était louable, mais la visite en car nous faisait ressembler à un groupe de japonais qui traversent l'Europe en 5 jours. Je n'y ai pas appris grand chose !
- Soirées dans des Kneippe (bars) et clubs, Kölsch de rigueur !
- Et le plus interressant : déplacement à Bonn. Je m'arrête quelques instants sur cette excursion qui valait le détour. Nous avons été au musée de l'histoire de la RFA (Haus der Geschichte der Bundesrepublik Deutschland). C'est un musée très bien fichu, dont l'exposition permanente retrace l'histoire allemande depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Très instructif, on y apprend par exemple qu'en Ex-RDA, il fallait dix ans pour obtenir une Traban (les fameuses petites autos) ! l'économie planifiée, c'est le pied !
L'exposition temporaire était consacrée au rock n' roll, du King à U2, en passant par Woodstock. Là encore, nous en avons eu plein les yeux et les oreilles.
Avec Valentin, visite de la ville, autrement plus jolie que Cologne, car très peu bombardée. C'est d'ailleurs pour cela que Bonn est devenue capitale de la RFA jusqu'à la réunification : le Gouvernement devait s'installer dans une ville possédant encore des infrastructures intactes, et peu de grandes villes allemandes avaient été épargnées par les bombes. Lors de la visite de l'Eglise Saint Martin (Münsterbasilika), nous avons rencontré un séminariste français, de notre âge. Ravi de pouvoir converser avec des compatriotes, nous avons longuement discuté. Il s'est avéré être un ancien Scout d'Europe, aussi les sujets de discussion n'ont pas manqués... J'initie peu à peu Valentin au scoutisme, et lui en échange se charge de ma culture musicale. Il est épaté par notre jargon (c'est pourtant facile de comprendre qu'il faut mettre du fois sur le beux pour faire chauffer la boname non ? à moins que les abeilles ne l'aient mangé évidemment...) et a trouvé très comique le salut scout en pleine rue, et oui ça fait toujours drôle la première fois.

L'Université est située sur un immense campus. Derrière le bâtiment principal se trouve une vaste prairie à l'herbe bien grasse, longue comme le champs de Mars, mais deux fois plus large. Le soleil étant encore vif dans l'après-midi à cette mi-octobre, nous passons les intercours à bronzer sur le gazon. Oui je sais c'est difficile, merci de votre soutien.
Un réseau Wi-fi gratuit couvre tous les bâtiments, on peut trouver dans l'Université des commerces, une multitude de cantines ou cafétérias, et aussi je vous rassure, des amphis et des salles de cours.
La fac s'est remplie d'étudiants lundi. Ambiance de fête pour commencer l'année : musique dans les couloirs et stands des différentes associations étudiantes. Là encore, la comparaison avec mon université française se passe de commentaires... Après avoir choisi mes matières, j'ai attaqué les cours de droit allemand. Selon l'enseignant, je comprends tout ou rien : un cours de droit économique public, ce n'est déjà pas facile, en allemand encore moins, mais quand le prof a un accent souabe, ça devient du birman. Soit ! je m'accroche !

Petite tranche de vie colonaise : les Allemands ont la réputation d'être disciplinés. C'est plus ou moins vrai, mais s'il est une chose avec laquelle ils ne rigolent pas, c'est le passage clouté. Lorsque le petit bonhomme est rouge, personne, mais alors personne ne se risque à traverser frauduleusement. On peut ainsi passer une ou deux longues minutes à se regarder dans le blanc des yeux, d'un côté et de l'autre de la rue, tandis qu'aucune voiture n'apparait à l'horizon... lorsque de chaque côté de la rue, la foule s'agglutine et patiente, j'ai parfois envie de leur crier : "mais traversez donc bande de niais ! allez un peu d'initiative !". Evidemment en bon parisien, je ne réussi pas toujours à me maîtriser... et je traverse quand le feu est rouge, sous les yeux ronds et réprobateurs de mes voisins, outrés par mon manque de civisme. Mea culpa, mea maxima culpa !

Mardi, grande joie qui a illuminé ma journée : j'ai cassé la clef de ma boite aux lettres dans la serrure. Ne gloussez pas, c'est un évenement fâcheux ! Après avoir examiné, puis tenté de réparer, puis franchement molesté la serrure en question, je me suis rendu à l'évidence : ma boite a rendu l'âme. Ne vous privez pas pour autant de m'envoyer du courrier, je me sers maintenant de celle de mon colocataire Bernhard.

Je vous souhaite à tous une excellente semaine.
Par Louis - Publié dans : Köln Urlaub
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Lundi 9 octobre 2006
Bonjour à tous,

Ce soir un récit un peu plus succinct que d'habitude, car demain j'attaque une semaine de pré-rentrée à la fac, et je tiens à être en grande forme !

Mardi était le jour de la fête de la Réunification (Wiedervereinigung) de la RDA et de la RFA. C'est un jour férié, mais compte tenu que je n'ai pas encore commencé mes cours, cela ne m'a guère perturbé. Mon colocataire Bernhard en revanche, est lui en stage. C'est un garçon charmant mais un peu tête en l'air : il s'est consciencieusement levé comme d'habitude mardi pour aller au travail. Ce n'est qu'après avoir poireauté 10mn à l'arrêt du tram, tout seul évidemment car toute la ville dormait paisiblement en ce jour de repos, qu'il a fini par se rappeler de la date...

J'ai continué ma découverte de la ville en vélo, le long du Rhin, et dans la Nord-Altstadt. La ville est assez déroutante : alternance de quartiers résidentiels totalement éteints et de coins pétillants de vie et de commerces. C'est amusant de constater que chaque petit bout de ruine qui a été mis à jour est exposé comme un trophé magnifique légué par les âges : on peut trouver au détour d'une rue un pan de mur d'une villa romaine de deux mètres sur deux pieusement conservé et entouré de barrières protectrices, comme s'il s'agissait d'une relique inestimable.

A propos de relique, j'ai assisté ce soir à la messe au Dom, qui renferme comme vous le savez les reliques des Rois Mages. Depuis maintenant trois semaines que je fréquente les églises colonaises, j'ai relevé plusieurs particularités dont je vous fais un petit condensé :

- Pendant la messe dominicale, point de psaume ni de deuxième lecture, ni de credo, ce qui est bien dommage à mon avis.

- Pour la communion, les fidèles s'avancent en troupeau informe et difforme vers l'autel, en s'alignant de façon plus ou moins désordonnée sur une ou deux lignes au pied de l'autel. Ce sont les officiants qui font des va-et-viens sur l'autel pour donner la communion. D'où un joli bazar. Ce soir au Dom, j'ai même vu un type se présenter sur son vélo (oui oui vous avez bien lu) au pied de l'autel et recevoir la communion, sans même descendre de sa selle, des mains d'un diacre qui semblait trouver cela bien normal. Ce même diacre a en revanche eu une moue dégoutée et je dois dire un peu vexante lorsque, mon tour venu, je ne lui ai pas présenté mes mains mais ai ouvert la bouche. Apparement la communion içi se donne le plus souvent dans les mains, et le contact de son doigt avec mes lèvres pourtant bien propres je vous l'assure semblait lui poser un problème d'hygiène assez conséquent. Certain de mon bon droit, j'ai bombé le torse, ai gardé mes mains dans le dos et le bec ouvert. Ah mais alors !

- Enfin sur l'autel, à côté du prêtre (en vert), se trouvaient le diacre en question (noir et blanc), un grouillot faisant office de servant de messe (rouge et blanc), et une femme (aube blanche), qui a lu la seule et unique lecture de la messe (Evangile excepté évidemment). Elle est restée présente aux côtés des trois autres pendant toute la messe, à l'exception de la consécration pendant laquelle elle s'est mise en retrait. C'est la première fois que je vois une femme aussi longtemps présente sur un autel pendant un office.

Si certains d'entre vous sont assez savants pour m'expliquer ces différences liturgiques que je viens d'évoquer, je leur en serai très reconnaissant.

Dans un tout autre registre a eu lieu aujourd'hui le Marathon de Cologne. Posté le long du parcours, de fervents supporters (sans doute eux-même de grands sportifs), cigarettes dans une main et bière dans l'autre, applaudissent chaudement les coureurs. C'est un évenement très convivial. J'ai longuement ricané en observant pendant un temps certain un individu d'une quarantaine d'années, bien habillé mais esseulé et visiblement sérieusement alcoolisé, qui s'efforçait de prodiguer des petits conseils aux coureurs : "allez allez on garde le rythme" ou bien "c'est lent, mais c'est beaucoup trop lent". Lui qui tenait à peine sur ses jambes !

J'ai finalement écrit encore un roman...

Je vous souhaite à tous une excellente semaine.

Vielen Grüssen


PS : j'ai ouvert un blog, pour compiler les épisodes Köln Urlaub et présenter quelques photos supplémentaires. N'hésitez pas à y jeter un oeil: lagraville.over-blog.com

PS 2 : je maintiens cependant le système des mails hebdomadaires, qui me parait sympathique et efficace.
Par Louis - Publié dans : Köln Urlaub
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Mardi 3 octobre 2006
Bonjour à tous,
 
Je vous emmène cette semaine à la découverte du Cologne touristique, celui que vous verrez si vous y passez un congé de fin de semaine (c'est nettement plus urbain que "week-end" non ?). C'est du vu et re-vu, mais c'est de l'indispensable pour votre culture G, au même titre que les sketches des Inconnus (que celui qui ne connait pas Youpi Matin lève le doigt) ou les 25 saisons de Walker Texas Ranger.
 
Le Lander de Rhénanie du Nord - Westphalie (Nordrhein-Westphalen), comme son nom l'indique, est traversé du nord au sud (ou plutôt du sud au nord, dans le sens du courant) par le Rhin. Laissez moi vous dire que la Seine à côté, c'est de la rigolade. Le fleuve est très large, et les péniches qui y circulent sont incroyablement longues. C'est un véritable axe commercial, qui dessert notamment la foultitude d'usines implantées le long des berges.
 
Le coeur de Cologne se situe sur la rive gauche du Rhin, et de façon générale, tous les quartiers intéressants aussi. J'ai visité cette semaine, mais en une heure à peine (je prévois donc d'y revenir plus longuement et mieux documenté), l'impressionnante cathédrale de Cologne (der Dom), dédiée à Sainte Ursule. C'est un bâtiment massif et pourtant élançé, rendu encore plus imposant par sa noirceur. Je vous fais grâce de l'explication historique et culturelle, un bon guide vert Michelin fera ça beaucoup mieux que moi. Deux détails néanmoins : le choeur abrite des reliques des Rois Mages (rien que ça), et la construction a duré six cent ans (discontinus évidemment, auquels il faut rajouter les décennies de reconstruction après la guerre de 40).
 
Comme dans toutes les cathédrales de cette envergure, n'espérez pas pouvoir vous y recueillir en paix : entre les japonais éberlués qui piaillent et Gunter qui dispute son marmot (lequel marmot s'amusait à souffler les cierges pieusement déposés par les visiteurs dévôts, ce qui, vous en conviendrez, est gravissime), non vraiment, c'est intenable. Seule la chapelle du Saint-Sacrement reste, et c'est heureux, un lieu de silence.
 
Cologne a été bombardée et rasée à 90% pendant la guerre. Aussi, peu de bâtiments anciens (et donc jolis) sont encore debouts.
 
La gare centrale de Cologne (la classique Hauptbahnhof ou Hbf) est construite juste derrière le Dom. Mais quand je dis juste derrière, c'est juste derrière. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme si une gare avait été bâtie dans le square Jean XXIII, le petit parc autour de Notre-Dame. Je trouve ça tout à fait infâme, tant du point de vue esthétique que sonore : c'est tout juste si l'on entend pas les sifflets de locomotives dans la nef ! (comment ? les locomotives n'ont plus de sifflet depuis longtemps ? hé bien relisez Lucky Luke et vous verrez bien). Cf. la photo ci-jointe, prise depuis un quai de la gare.
 
Au hasard d'une ballade, visite de l'église St-Pantaleon, dont la caractéristique principale est un jubé gothique flamboyant remarquable (cf. photo itou).
Voilà pour les bâtiments notables cette semaine.
 
Accompagné de Johanne, venue me rendre visite quelques jours, j'ai parcouru en vélo, sur mon Hercules de compétition, la Stadtwald (littéralement "forêt de ville"), à l'ouest de Cologne. Aussi grand que le Bois de Boulogne mais en beaucoup mieux : propre, dégagé, sans voitures ni brésiliens (-nes). Deux petits lacs sont reliés par un long bassin de plus d'un kilomètre, terrain de jeu idéal pour les avironneurs. Cet immense espace vert est une succession de sous-bois et de prairies, évidemment toutes ouvertes au public. Dès qu'il voit une pelouse, Gunter ne pense qu'à s'y étendre. Imaginez comme Gunter et Frida seraient malheureux dans les deux minuscules rectangles d'herbe autorisés du jardin du Luxembourg !

Vous le savez, les Allemands sont écolos. Pour entretenir toutes ces belles prairies de la Stadtwald, point de tondeuse Massey-Ferguson polluante et bruyante, mais un authentique troupeau de plus d'une centaine de moutons, flanqué d'un authentique berger et de trois authentiques chiens. On croirait le tout importé directement d'un alpage tyrolien, au coeur de la ville.

Evidemment, la ballade n'aurait pas été complète si je n'avais pas crevé ma roue arrière, ce qui m'a valu de porter, pendant une heure interminable, sur le dos, mon Hercules, un peu moins compétitif cette fois-ci, car je vous l'assure, il n'est pas en aluminium du tout, mais plutôt en fer forgé (recyclé bien entendu).
 
Je tiens à vous faire part de la joie que j'ai de me déplacer sur cet Hercules. J'ai trouvé un petit panier que j'ai habilement ficelé sur mon porte-bagage, pour y caser mes navets et mes courgettes. Très commode. Et je passe de grands moments, lorsque la pluie est battante, comme ce fut le cas ce dimanche soir, à pédaler comme un taré, tête baissée, nez au vent et dynamo allumée, en chantant à tue-tête les Cosaques ou la Blanche Hermine (ou même la Strasbourgeoise lorsque je suis d'humeur conquérante). Vu d'un abribus, le tableau doit être pour le moins surprenant.
 
L'ambiance de la colocation est de plus en plus sympathique. Mercredi soir, Dahaï le chinois nous a fait un repas typisch de chez lui. Je suis incapable de vous dire précisement ce que j'ai mangé, mais c'était très bon ! Je me suis ensuite efforcé, d'apprendre à Johanne, Valentin, Bernhard et Dahaï les règles de l'Ascenseur, jeu de cartes que j'ai découvert en camp scout cet été et qui est très sympathique. Nous passâmes donc la soirée à jouer aux cartes et à boire de la Kölsch, LA bière de Cologne. J'ajoute que mon ami Dahaï s'étant mis en tête de vouloir ressembler à un gentleman, il s'est procuré une pipe et la fume désormais, en lieu et place de ses infâmes cigarettes chinoises. Bernhard lui, reste fidèle à ses roulées, et j'ai eu confirmation mercredi de ce je soupçonnais depuis quelques jours, à savoir qu'il agrémente son tabac d'herbe(s) plus ou moins licite(s). Entre l'odeur de la pipe et celle de la marijuana, je m'estime heureux de n'avoir pas mal au crâne ! Mais tout ceci demeure très convivial, et je suis sincèrement ravi d'avoir ces deux énergumènes pour voisins.
 
Sur ces volutes légères, je vous remercie pour votre courageuse lecture ! Vous serez récompensés par les photos ci-dessous !
 
A très bientôt
Vielen Grüssen
Par Louis - Publié dans : Köln Urlaub
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Mardi 3 octobre 2006
Bonjour à tous et à toutes,
 
Voici maintenant plus d'une semaine que je suis à Cologne. Au programme pour commencer, suite des démarches administratives (c'est fou ce que les Allemands peuvent aimer la paperasserie...). A cette occasion, je me suis offert une chouette promenade en bus pour aller à la Rathaus, c'est à dire la mairie d'arrondissement. J'ai pris un bus direct mais très très très très long... Je me suis retrouvé en pleine campagne, entourée de champs et de verdure, c'était très bucolique. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme aller de République à Nation en passant par la Seine-et-Marne. J'ai trouvé heureusement plus rapide pour le retour...
 
J'ai acheté un superbe vélo rouge répondant au doux nom d'Hercules (si si, c'est marqué sur le cadre). C'est une belle bête, avec gardes-boue (très important dans un pays pluvieux si on veut éviter de se faire repeindre le dos, n'est-ce pas Fabien ?), et surtout un système de freinage inédit pour moi. Dans ma grande inculture bicyclettique, j'ignorais qu'il existait des systèmes de freins à la pédale. Je vous explique : j'ai un frein avant, que j'actionne sur le guidon à droite, jusque là tout va bien. En revanche, pour freiner à l'arrière, je dois retropédaler (c'est à dire pédaler à l'envers hein). C'est un peu surprenant au début, mais en fin de compte c'est un coup de main (ou plutôt de pied !) à prendre.
Ici les pistes cyclables sont légions, aussi c'est un vrai plaisir que de se ballader à deux-roues. Et en cas de fortes pluies, de neige, d'ouragans, ou pire encore, de crise de flemme aigüe, je peux toujours me rabattre sur le tram.
 
J'ai fait le tour de mon quartier, et j'ai repéré les indispensables :
- un Lidl (pour me changer de mon Leader Price parisien)
- un loueur de DVD ganz automatisch (à 50 cents le film !) avec un système de reconnaissance par empreintes digitales (c'est très grisant d'aller chercher un film, on se croirait dans un laboratoire ultra-secret avec tout plein de sas de sécurité)
- l'arrêt de bus et de tram le plus proche (Hertastrasse, que je me suis empressé de rebaptiser Rue des Knackies)
- la boulangerie, qui vend notamment une sorte d'objet longiligne ressemblant vaguement à une baguette, mais ça n'en a ni le goût ni l'odeur (et encore moins le bruit).
 
Je fais donc mes courses comme un grand garçon, et je tâche de varier mes menus (pâtes-pesto, pâtes-ketchup, pâtes ou riz Maggi, parfois un peu de viande, haricots et petits pois, usw...). Ceci étant, malgré cette alimentation équilibrée, je m'autorise deux plaisirs jusque là proscrits par ma chère et tendre Maman : le Nutella et le Coca (Light évidemment, je suis un aventurier mais tout de même).
 
Rassurez-vous, afin de garder ma ligne de jeune fille, je cours avec Valentin mon compère dans le Vorgebirgs-Park, à 5mn de chez moi. C'est un grand espace vert comme nous ne les connaissons pas à Paris, en plein coeur de la ville. Très pratique et très sympa, Gunter et Frida (c'est le nom que j'ai choisi de donner au couple allemand typisch, nous les retrouverons tout au long de mon aventure). y font des barbecues improvisés. Je me sanctifie ainsi en joggant vers 19h tout en humant parfois quelques bonnes odeurs de Wurst, ce qui ne manque pas d'éveiller mon appétit que vous savez conséquent.
 
J'ai fait plus ample connaissance avec mes colocataires. Bernhard, qui vient de Nuremberg, est programmeur, en stage pour 6 mois chez EA Sports. Il bosse sur Fussbal Manager, un jeu PC passionnant qui consiste à simuler la gestion d'un équipe de foot... Wunderbar comme on dit içi (Stan, je te donnerai son email si tu veux des combines pour payer Pauleta moins cher). Ceci étant, c'est un gars très sympa, avec lequel je discute et rigole bien. Ce soir en rentrant d'Ikéa, Valentin, Bernhard et moi avons fait une mémorable bataille de polochons, ce qui est un symbole évident de bonne entente, n'est-il-pas ?
 
Dahaï, mon second coloc, vient d'une petite bourgade chinoise de quelques trois millions d'âmes. Il est très sympathique lui aussi, et a un accent amusant (il remplace tous les "h" par des "r" par exemple). Il cuisine tout lui même. Ainsi mardi a-t-il fait cuire pendant 4 heures dans une grande marmite (une boname pour les initiés) une sorte de bouillon de légumes et de viande, qui le nourrira pendant une semaine. C'est très cocasse, et il a promis de m'apprendre à faire des nouilles chinoises, je vous tiendrai informé dès que je me serai intoxiqué.
 
Je termine comme toute bonne chronique par un petit point météo : grand beau jusqu'à aujourd'hui, 26 degrés sur ma terrasse. Ma chambre est orientée nord-ouest, ce qui me permet de profiter du soleil à partir du milieu de l'après-midi.
 
Je suis au troisième étage de l'immeuble, et mon balcon est entouré par un jardin dans lequel est planté un grand bouleau, deux acacias, et d'autres arbres et arbustes non encore identifiés. L'hiver approchant, je peux observer le cycle de la nature de très près. Et bien figurez-vous qu'ici aussi les feuilles tombent en automne. Je sais c'est fou. Et ce ne sont pas les écureuils qui gambadent sous mes fenêtres qui diront le contraire.
 
Comme vous l'avez remarqué, j'ai retrouvé un français un peu moins sauvage que la dernière fois, puisque j'ai à présent Internet dans ma chambre, et que je peux donc me servir d'un clavier français au lieu de l'infâme QWERTZ frison.
 
A bientôt
 
PS : des photos au prochain épisode !
Par Louis - Publié dans : Köln Urlaub
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Mardi 3 octobre 2006
Bonjour a tous
 
Me voici arrive depuis hier a Cologne, pour le premier semestre de M1 (oui oui, je suis en Master 1, qui l'eut cru ?).
 
Premiere grande joie dans le Thalys, en premiere classe, ou j'ai ete plus que nourri et deshydrate a l'oeil pendant presque quatre heures par de sympatiques hotesses. Au final, j'ai du arriver a la Köln Haupbahnhof avec un kilos en plus, mais j'ai pu economiser un repas, ce qui n'est pas negligeable pour un budget serre d'etudiant !
 
J'habite le quartier de Raderberg-Zollstock et suis entoure de parcs et terrains de sports.
Je suis loge dans une Studentenhaus, un immeuble rempli d'etudiants allemands et etrangers. Pil poil ce que je voulais. Ma chambre commence a ressembler a un petit nid douillet apres quelques amenagements et un peu de deco. Je partage la cuisine et la sdb avec deux petits camarades, un allemand et un chinois, qui parfume notre espace de delicieuses saveurs culinaires orientales. J'ai meme une terrasse, comble de la chance, pour siroter l'apero, euh enfin pour reviser au grand air.
 
Comme Loic en Suede, je vais investir dans un velo, car c'est ici le plus pratique pour se deplacer. Ceci etant, tous les transports en commun sont gratuits pour les etudiants, ce qui est une riche idee. De quoi rabattre son caquet a la carte ImagineR.
 
Je suis pour l'instant dans une phase problemes-administratifs-installation-reperages-amenagements. Premiere constatation, vous me croirez si vous voudrez : un agent public peut etre aimable et souriant, voir meme efficace. Moi qui pensais, au vu de mes experiences francaises, qu'un fonctionnaire etait congenitalement raleur, inneficace et desagreable, me voila rassure !
 
J'accueille pour quelques jours Valentin, co-erasmus de Paris 1, dans mon palace, le temps pour lui de trouver un logement. Nous sommes bien contents d'etre deux pour commencer notre aventure et ne pas nous perdre dans les arcanes de la fac et des multiples demarches que nous devons effectuer.
 
Je n'ai pas encore acces chez moi a internet, mais ca ne saurait tarder.
J'attends avec impatience de vos nouvelles !
 
A bientot
 
PS 1 : si vous ne souhaitez pas etre importune par mes petits mails hebdomadaires, dites le moi et je vous retirerez de ma mailing liste.
 
PS 2 : mea culpa pour les accents et autres joyeusetes francaises... Le clavier allemand ne permet pas toutes ces fantaisies.
Par Louis - Publié dans : Köln Urlaub
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