Bonjour à tous,
Voici le retour de mes aventures, après un mois d'absence pour cause de vacances bien méritées. Au programme, visite des grands-parents (Gironde et Tarn-et-Garonne), Paris, et petit détour d'une semaine en Suède chez Loïc, à Linköping.
C'est un pays magnifique, et le survol en avion des côtes suédoises découpées au couteau vaut son pesant de cacahouètes. La campagne est incroyablement verte. J'ai d'ailleurs été frappé par une drôle d'herbe, que nous n'avons pas dans nos contrées, et qui pousse là-bas partout, dans les friches, les jardins, sur les parterres d'autoroutes : à la différence du gazon que nous connaissons, c'est une herbe bien plus longue, de couleur verte claire, un peu filasse. On s'en fiche me direz-vous ? oui, mais ne m'enquiquinez pas sinon je vous fais un topo sur les forêts de résineux.
De façon plus anthropocentrique, les Suédois(es) sont comme on les imagine : grands, blonds, beaux, sportifs, non-fumeurs, et donc au final pas foufous.
La visite du campus de Linköping a été un choc : grand campus à l'américaine, bâtiments modernes, labos équipés, etc. Dans chaque couloir, dès que c'est possible, sont installé des tables et des fauteuils, mais attention hein, pas la vieille chaise pourrie qu'on trouvera en France, non non, le bon gros fauteuil club dans lequel on siroterai volontiers un petit floch sur les coups de 18 heures. Inimaginable chez nous... à moins de fixer tout ça au sol, de mettre des caméras partout et de recouvrir le tout d'un film plastique indestructible triple épaisseur de norme anti-sismique.
Des cuisines sont réparties un peu partout, avec des pans de murs entiers recouverts de micro-ondes...
Plus cocasse encore : dans chaque bâtiment se trouvent de petites salles munies d'un lit, en total libre-accès. Ainsi, lorsque l'envie vous prend, entre deux cours, d'aller siester une heure, hop, un tour de verrou et à vous les joies d'un petit somme réparateur.
Pour ceux qui désirent réviser au calme à 3 heures du matin, chaque étudiant dispose d'une carte magnétique qui lui permet d'accéder nuit et jours aux différents locaux.
Au centre du campus se trouve une grosse baraque réservées aux fêtes et concerts organisés par les différentes associations étudiantes.
Je laisse maintenant aux plus matheux d'entre vous le soin de résoudre l'équation suivante : fêtes étudiantes sur le campus + salles de "repos" disponibles + accès à tous les bâtiments même en pleine nuit = ... ? ... et oui, c'est cela aussi la Suède.
Après cette très très chouette semaine, me voici de retour à Cologne, pour le second semestre. J'ai retrouvé mon appartement, mais sans Dahaï, mon colocataire chinois, qui a du rentrer en Chine pour se faire opérer et ne reviendra pas pendant 3 mois. Entre nous, je serais plutôt resté içi pour me faire opérer, m'enfin bon... Mon autre ex-colocataire, Bernhard, l'informaticien déjanté et regretté, est rentré chez lui à Heilbronn. Il a été remplaçé par Timo, allemand de son état, 28 ans, qui est lui aussi très sympathique. Décidement, Gott sei dank, j'ai toujours de la chance !
Le Vendredi Saint (Karfreitag) est en Allemagne un jour férié, tout comme le Lundi de Pâques (Ostermontag).
Dimanche matin (Ostersonntag), messe de Pâques à l'église dominicaine Sainte-Croix (Heilig Kreuz). Mon ami dominicain y animait un orchestre qui fût assez bluffant. Pour ceux que ça intéressent : "Mit Sätzen aus der Orchestersuite D-Dur (BWV 1068) von Johann Sebastian Bach und aus der Kirchensonate C-Dur (KV 278) von Wolfgang Amadeus Mozart". Le petit fascicule de messe précisait également "mit freundlicher Unterstützungder Cölner Brauer Corporation St. Peter von Mailand Bruderschaft", ce qui signifie que la messe était sponsorisée par la corporation des brasseurs de Cologne. Nous sommes en Rhénanie, ne l'oublions pas !
J'ai fait hier soir honneur à la France, lors d'une soirée karaoké bien arrosée (quoi le Carême est fini non ?). J'ai bien cherché dans le catalogue "Ma France à moi", de notre chère Diam's, mais le bar ne proposait que peu de titres en français. Je me suis donc retrouvé à interpréter, en solo, "Que je t'aime" de Johnny, et "Belles belles belles" de Cloclo. Grand grand moment de joie et de solitude aussi. L'important dans ces instants-là est de se concentrer sur les paroles qui défilent, de façon à ne surtout pas voir les copains se rouler par terre de rire. Le ridicule ne tue pas, ou bien ?
Les nuits et les jupes se raccourcissent, ce qui signifie içi le début du Grillzeit, c'est-à-dire le temps des barbecues. Jeudi soir, premier barbecue de la saison organisé au pied de mon immeuble, avec tous les voisins. Je ne suis pas certain de réussir à trouver un magret de canard, je crois que je vais devoir me mettre à la Wurst...
Bonne semaine à tous, et à très bientôt !
PS : Gunter et Frida vont bien, merci pour eux.
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